
Open water joue clairement la carte du réalisme. L'utilisation de la dv (vidéo numérique) est alors justifiée avec un aspect "film de vacances". Mieux encore, c'est une véritable expérience sensorielle : le filmage caméra au poing en constant mouvement me donne furieusement le mal de mer. Concernant les dangers marins, la créature rouillée des dents de la mer aux comportements irrationnels est écartée au profit d'un banc de vrais requins à la présence menaçante : une simple apparition d'un aileron glace d'effroi. Mais le scénario n' exclue pas les autres tourments : la faim, la soif, la nuit, et la panique, tension psychologique qui ronge la solidarité du couple. Enfin, la courte durée du film (80mn) évite le remplissage, la monotonie et les répétitions même si les 20 premières minutes ressemblent un peu à un mauvais sitcom.
Note : 3,5/6




