Un tueur professionnel est envoyé en Argentine pour éliminer un ancien général. Robert Duvall - à la fois réalisateur et acteur - y est un croisement improbable entre le Robert de Niro des Scorcese (pour sa paranoïa et ses colères soudaines) et le chanteur Christophe ( queue de cheval et lunettes de soleil aidant). Plaisanteries à part, il campe à merveille un homme complexe et torturé, partagé entre sa vie de famille heureuse et son métier de destruction. Sans doute à l'image du tango "à la fois amour et haine, un tout", le véritable personnage central . Une danse argentine auquelle on peut être hermétique, mais qui apparaît ici comme le point d' orgue de la créativité et de la sensualité. Je me suis laissé porter par les discussions passionnées - et donc crédibles - sur le tango, sa manière de le vivre et de le penser. En somme, Assassination tango est réussi en tant que film de rencontre, de découverte de l'autre et de sa culture. Par contre, toute la partie "thriller" me parait plus poussive et sans originalité. Ce film me fait alors penser aux romans noirs qui ne reposent pas tant sur une intrigue haletante que sur la peinture d'un milieu et de ses individus.

Note : 4/6
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